23 June 2017

Nos propositions

Former aux aspects environnementaux de la sécurité

 

  • Proposer l’ouverture d’Instituts Européens pour la Paix et la Sécurité pour appuyer la consolidation du volet civil de la gestion de crise au niveau de l’Union Européenne et des États-Membres, en s’assurant que les programmes scolaires accordent l’importance nécessaire aux initiatives qui ont permis l’octroi de Prix Nobel non seulement aux Prix Nobel de la Paix (l’UE en détient une, la France une dizaine), mais aussi aux aspects dimensions environnementaux, énergétiques et sociaux des politiques de sécurité et de défense qui jusqu’ici ont été sous-estimées.

 

  • Renforcer les Peace Studies en Europe au niveau universitaire en s’inspirant de Kenneth Boulding qui fonda en 1957, à l’université du Michigan, la revue Journal of Conflict Resolution, en 1965, avec sa compagne Elise Boulding, L’International Peace Research Association (IPRA), en 1970 et le Consortium on Peace, Research and Education(COPRED).

 

Évaluer les politiques de sécurité et de défense en intégrant les facteurs environnementaux

 

  • Améliorer l’Indice de contribution à la paix dans le monde, l’ICPM mis au point de façon sommaire dès 2005 par le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité à Bruxelles (GRIP), et revoir les critères du Global Peace Index (élaboré depuis 2007 par l’Institute for Economics and Peace, à partir de 23 indicateurs qualitatifs et quantitatifs, en accord avec les principaux intéressés. En vue d’initier un indice européen de sécurité environnementale.

 

  • Mettre sur pied un observatoire des budgets militaires et environnementaux capable de réunir les éléments d’information (y compris avec une contribution éventuelle des experts du SIPRI à Stockholm ) pour comparer les efforts fournis en matière de sécurité militaire et de sécurité climatique. A l’instar de ce qui a été fait en septembre 2014 par l’Institute for Policy Studies qui a évalué les écarts entre les dépenses des Etats-Unis dans leur combat contre l’insécurité militaire et celles pour contrer le dérèglement climatique. (24 fois plus pour le premier).

 

  • Calculer et exposer le ratio des dépenses militaires et de l’aide publique au développement (APD) et disposer d’un annuaire avec des chiffres comparatifs sur l’aide aux pays pauvres, les dépenses sociales, les coopérations militaires, en référence aux publications ‘World Military and Social Expenditures’ publiées grâce à Ruth Sivard au sein de l’ACDA, de 1974 à 1996.

 

Anticiper les crises en agissant sur les causes d’insécurité environnementale

 

  • Proposer la création d’un observatoire sur la gouvernance des câbles sous-marins pour réguler ces infrastructures et les mettre au service de l’intérêt général (libertés numériques, partages de connectivité, vigilance climatique)
  • Proposer la constitution d’un corps de « Casques Verts » européen ayant pour fonction la défense d’écosystèmes menacés, y compris par des conflits militaires, comme le proposait en 1991 de Maj-Britt Theorin. Pour ne pas attendre une hypothétique force onusienne, l’idée pourrait être reprise au niveau européen national, quitte à s’inspirer des exemples d’ailleurs, telles les bataillons pour la défense territoriale en Inde (‘eco territorial army battalion’).
Bref historique : Ces forces d’intervention en cas de catastrophes environnementales ont été préconisées par les autorités canadiennes et le directeur de l’UNESCO Federico Mayor au début des années 90. Les Verts Européens ont soutenu un projet de corps de protection civile capable d’intervenir sur le territoire de l’UE et dans les eaux territoriales, à la suite du naufrage du Prestige. Il était inspiré par l’expérience de la Federal Emergency Management Agency aux Etats-Unis mais le projet est resté lettre morte. Une ONG allemande fondée à Troisdorf en avril 2003, pour venir en aide aux Irakiens s’est inspirée du Peace Corps dont l’initiative revient à John F. Kennedy (1961) et englobait un travail de formation / training. Enfin, il est repris dans les travaux du  Centre Interarmées de Concepts, de Doctrines et d’expérimentations de l’armée (CICDE) qui avait établi en juin 2014 une liste des « risques » à surveiller », y compris les 58 réacteurs nucléaires, et en  reprenant les idées de Michel Barnier dans son rapport de 2006  pour une force de protection civile en Europe.

 

Assumer l’héritage des dégâts environnementaux de conflits antérieurs

 

  • Fonds pour la décontamination et l’assainissement de toutes les bases militaires, des installations sur des terrains préservés, des lacs qui ont servi de dépôts aux munitions chimiques, un fonds qui serait alimenté par une taxation sur certains systèmes d’armes.

 

  • Programme de démantèlement des systèmes d’armes frappés d’obsolescence, des sous-marins à propulsion nucléaire, des munitions chimiques qui ont attendu 20 ans le démarrage du programme Secoia.

 

  • Sécuriser l’immersion des armes chimiques en Mer Baltique. En novembre 2010 a été lancé un projet financé par l’UE visant à déterminer l’état réel des enfouissements et définir les méthodes d’épuration des fonds marins afin d’ éviter une catastrophe écologique. Définir une stratégie d’assainissement dans la mesure où la Baltique est également un dépotoir d’armes conventionnelles, y compris de munitions lourdes, bombes, mines sous-marines et caisses entières d’obus d’artillerie.

 

  • Disposer d’un fond de sécurisation des installations nucléaires et chimiques, dans le cadre d’une Agence Européenne du Désarmement. Ce fond serait destiné à la fois à l’assainissement, la réhabilitation, ainsi qu’au démantèlement des sous-marins. L’état actuel des réacteurs français censés refroidir à Cherbourg (France) à l’instar de leurs homologues britanniques et russes, n’empêche pas d’envisager le  pire, avec ou sans eco-terrorisme